BLOGUE DÉTAIL

15 oct. 2004

Aiglon Indigo

Une expérience de marchandisage convaincante ou comment présenter les indigènes à vos clients.

Bulletin technique

Étiquette

"Listes de produits et catalogues en mains, les gestionnaires et employés de centres-jardins devront bientôt s’atteler à une tâche colossale : la planification des achats de végétaux pour la saison 2005. Indigo vous expose ce mois-ci une brève analyse comparative relative au marchandisage des espèces indigènes. À la suite d’une expérience fort convaincante de la pépinière Jasmin de l’arrondissement Saint-Laurent à Montréal, nous sommes en mesure de vous témoigner, chiffres à l’appui, que la méthode de présentation des indigènes peut occasionner une différence majeure dans les ventes. En effet, la pépinière Jasmin avait aménagé depuis plusieurs années une section dédiée aux plantes indigènes à proximité de la section des vivaces dans son centre-jardin. Bien que les ventes soient satisfaisantes, Gaétan Dubuc, responsable des vivaces chez Jasmin, a cru bon de procéder différemment pour la saison 2004. Les espèces indigènes ont donc été intégrées aux vivaces courantes présentées par ordre alphabétique. À la fin de la saison, les résultats étaient on ne peut plus éloquents. La Pépinière Jasmin avait augmenté ses ventes d’espèces indigènes de près de 75 %. Même, une fois retranchées l’augmentation globale des ventes et la hausse des prix, ce résultat demeure hautement significatif. Gaétan Dubuc explique cette hausse principalement par la visibilité accrue dont ont bénéficié les indigènes ainsi présentées. Alors, des espèces florifères indigènes comme l’houstonie ou le myosotis laxiflore sont devenues des vedettes que les consommateurs ont découvertes et achetées en bien plus grand volume. Le fait que les indigènes étaient ségrégées auparavant les rendait moins visibles à une grande proportion de la clientèle qui estimait ne pas connaître ce genre de produit ou qui en avait tout simplement peur. Dans certains cas, lorsque des variétés horticoles et des cultivars côtoyaient l’espèce indigène, les clients optaient plutôt pour l’espèce indigène. Ce fut le cas, raconte monsieur Dubuc, avec les Calamagrostis, car l’espèce indigène était plus vigoureuse que les cultivars qui l’accompagnaient, dont le Calamagrostis ""Karl Forster"". La pépinière Jasmin est bien décidée à présenter ainsi ses espèces indigènes désormais. Le seul inconvénient occasionné par ce changement fut la difficulté d’établir les inventaires hebdomadaires d’indigènes aux fins de commandes. En effet, noyées parmi les nombreuses variétés, il étaient plus difficile de les recenser pour déterminer les besoins de nouveaux achats. Monsieur Dubuc estime toutefois que les avantages surpassent ce désagrément. Bien que par le passé Indigo recommandait de présenter les indigènes dans une section distincte, comme cela se fait beaucoup en Ontario et aux États-Unis, il semble qu’il soit nettement plus profitable de les intégrer afin de les faire découvrir. Encore une fois, il semble que le Québec se démarque! D’autres conseils que nous vous avons prodigués au sujet du marchandisage par le passé sont encore de mise. Nous vous invitons à en prendre connaissance en relisant notre bulletin technique d’octobre 2002. À bientôt et bons achats d’automne."