Phénomène grandissant dans le domaine de l’aménagement, la biorétention consiste à traiter les eaux de surfaces polluées en les faisant séjourner plus ou moins brièvement dans des zones aménagées où le sol, les plantes et l’activité microbienne parviennent à atténuer les contaminants. Par exemple, l’eau qui ruisselle sur le pavage d’un terrain de stationnement peut être acheminée par gravité dans un point bas du site que l’on plante d’espèces adaptées qui permettront la filtration de l’eau avant son infiltration dans les profondeurs du sol. Ce concept, beaucoup plus largement développé chez nos voisins américains, intéresse de plus en plus les aménagistes et les intervenants du monde municipal québécois, car il présente de nombreux avantages dont celui de réduire la pression sur les systèmes d’égouts pluviaux. De plus, cela permet de limiter l’érosion de surface, la pollution de l’eau ainsi que les épisodes d’inondations liés à certains événements climatiques extrêmes tout en contribuant à recharger la nappe phréatique.
L’efficacité des zones de biorétention repose notamment sur le type de substrat employé et sur une sélection rigoureuse d’espèces végétales adéquates. Les plantes jouent un rôle de premier plan dans ce genre d’aménagement. En plus de contribuer à l’esthétique des lieux, elles doivent capter les polluants, permettre l’évapotranspiration d’une partie de l’eau, maximiser l’infiltration en profondeur par la vigueur de leur système racinaire, tout en supportant les colonies de bactéries et les micro-organismes qui rendent possible l’activité biologique du système. Les plantes indigènes sont généralement priorisées, car elles ne nécessitent pas de fertilisation tout en étant mieux adaptées au climat et aux conditions locales.
Les plantes des zones de biorétention subissent de nombreux stress. En plus de résister aux conditions urbaines, elles doivent :
Certaines espèces indigènes offertes chez Indigo conviennent parfaitement à cet usage. Combinées à une sélection d’arbustes indigènes appropriés, elles favoriseront la création d’un aménagement stratifié où les espèces indésirables pourront difficilement s’implanter. De plus, les espèces herbacées, de plus faible hauteur généralement que bien des espèces ligneuses, permettent de maintenir des vues dégagées lorsque cela est nécessaire pour la bonne visibilité des usagers, comme dans le cas d’un stationnement.
Voici les espèces herbacées à retenir.
En terminant, rappelons qu’il est préférable d’opter pour une combinaison d’au moins trois ou quatre espèces herbacées plutôt de miser sur une seule. Il en va de même pour les espèces ligneuses. La résistance et l’efficacité de la zone de biorétention sera ainsi favorisée.
Bon début de saison à tous!