Qu’entend-t-on par croissance lente? Parmi les espèces indigènes du Québec, un bon nombre d’espèces naissent et se développent de façon très lente. Par exemple, le lis du Canada met plus de 21 mois avant de faire apparaître un premier cotylédon et 12 mois de plus avant de déployer ses premières feuilles. Plusieurs espèces ont également des cycles de reproduction lents. Parmi les plus populaires mentionnons les petits-prêcheurs (Arisaema triphyllum), les faux sceaux de Salomon (Smilacina racemosa), les Sceaux de Salomon (Polygonatum pubescens), les trilles, et les Sanguinaires. Des techniques adaptées Afin de pouvoir offrir ces espèces, les horticulteurs, chez Indigo, ont développé des techniques qui permettent de reproduire efficacement ces espèces dans des temps considérablement plus court qu’en milieu naturel. Ainsi, les trilles blancs que nous produisons par semis, en bacs, sous ombrières, mettent 4 ans à fleurir, comparativement au délai de 7 à 17 ans requis en milieu naturel! Les techniques que nous avons développées miment de près les conditions naturelles tout en fournissant aux jeunes plants un maximum de soins et de nutriments afin de favoriser leur développement accéléré. Attention aux imposteurs Malheureusement, tous les producteurs ne sont pas aussi déterminés et certains optent pour des techniques de production et d’approvisionnement qui mettent en péril les habitats et les ressources naturelles. Actuellement au Québec, aucune loi ne régit l’origine des espèces indigènes offertes en pépinière et il est légal (malheureusement) pour les producteurs de prélever directement en pleine nature des plants-mères et même des plants pour la revente directe. Il est donc important, dans le cadre d’une approche environnementale, de s’assurer de l’origine des plants à croissance lente que vous souhaitez acquérir. Seuls les plants produits à partir de semences ou de boutures satisfont les nouvelles normes du BNQ et Indigo est heureux de pouvoir vous assurer que tous nos plants sont conformes à ces normes. Planifier en conséquence Les aménagistes peuvent jouer un rôle important pour la protection de notre patrimoine végétal. Tout d’abord, il est sage de spécifier dans les devis que les plants indigènes doivent être conformes aux normes du BNQ. Ceci empêche les fournisseurs de vendre du matériel prélevé en pleine nature. Ensuite il est pertinent de confirmer les disponibilités des végétaux avant de terminer les plans de plantation. Cette précaution vous assure un approvisionnement de qualité et limite la pression sur le milieu naturel qui pourrait résulter d’une demande plus forte que l’offre réelle disponible en pépinière. Les plantes indigènes à croissance lentes sont parmi les plus belles espèces indigènes et elles s’intègrent à merveille dans les aménagements paysagers. Mieux les connaître nous permet de mieux les protéger. À bientôt