Depuis plusieurs années, le site Internet d’Indigo vous proposait un devis d’implantation pour prairies sauvages qui s’est avéré fort utile pour plusieurs d’entre vous. Toutefois, au fil des projets d’ensemencement et de nos recherches, nous avons accumulé une kyrielle de nouvelles informations qui méritaient d’être diffusées pour permettre à tous d’en profiter. C’est dans cet esprit qu’est né le nouveau devis d’implantation pour prairie sauvage. Ce document, qui en est à sa révision ultime, sera disponible d’ici peu sur notre site. Nous profitons donc de ce premier bulletin technique du printemps pour vous présenter les grandes lignes de ce nouveau document beaucoup plus complet et précis. Nous invitons tous ceux qui souhaitent recevoir en primeur ce document (format PDF) à en nous en faire la demande par courriel dès maintenant. Nouveau devis Indigo d’implantation de prairies sauvages Introduction Pour réussir l’implantation d’une prairie sauvage, il y a trois étapes importantes à suivre. La première étape est la planification du projet. Pour bien démarrer le projet, on doit connaître les caractéristiques du site, car le choix du mélange de semences et les travaux de préparation du sol et d’ensemencement en dépendront. Aussi, le présent outil permettra d’obtenir un devis d’implantation personnalisé adapté aux conditions du site. La deuxième étape est l’exécution des travaux décrits dans le devis. Enfin, la dernière étape propose un protocole d’entretien de la prairie sauvage. Étape 1 : Planification du projet Il faut prévoir quelques semaines pour ce travail préparatoire. Il est préférable de bien planifier le projet, plutôt que de faire face à des embûches qui repousseraient l’implantation de la prairie sauvage. Caractérisation du site Un site ensoleillé, ouvert et bien ventilé est un milieu propice à l’implantation d’une prairie sauvage. Toutefois, plusieurs autres caractéristiques importantes doivent ’tre considérées pour bien déterminer les conditions du site à ensemencer. En choisissant les caractéristiques qui se rapprochent le plus du site, vous obtiendrez un devis personnalisé concernant la préparation du sol, l’ensemencement et l’entretien de la prairie sauvage. Végétation présente
Topographie du site
Texture et fertilité du sol
Objectif principal du projet
Superficie
Ensoleillement
Étape 2 : Exécution des travaux Préparation du sol La préparation du sol est l’étape la plus importante de l’implantation d’une prairie sauvage. Les espèces non désirables doivent être éliminées avant l’ensemencement sinon elles entreront en compétition avec les espèces du mélange. Certains types de sol doivent être amendés pour permettre la germination et la croissance de végétaux. L’objectif est de mettre la terre à nue le plus possible afin de s’assurer d’obtenir le meilleur contact sol-semences... Ensemencement Après la préparation du sol, le site est maintenant prêt à être ensemencé. La vulnérabilité des semences à la sécheresse, incite fortement à un ensemencement dans la période la plus humide de l’année, soit tôt au printemps et à l’automne. À ces moments, la pluie est plus abondante et répond aux besoins de la prairie. Surveiller les conditions météorologiques pour ensemencer avant un épisode de pluie. Pour augmenter le taux de germination des semences, il est important d’obtenir un bon contact entre les semences et le sol. Il existe plusieurs techniques d’ensemencement... Pour assurer la meilleure distribution possible du mélange de semences, semer une première moitié du mélange en parcourant le site dans un sens seulement, par exemple d'est en ouest, semer ensuite la seconde partie du mélange en parcourant perpendiculairement le premier parcours, par exemple du nord au sud... La compaction du sol est une étape très importante. La croûte ainsi formée maintient l’humidité à la surface prévenant de ce fait l’assèchement de la semence. La compaction du sol assure également un bon contact entre la semence et le sol. Utiliser un rouleau manuel à demi rempli d’eau. Le pied ne devrait pas s’enfoncer à plus d’un centimètre et demi dans le sol. Il est important de rouler par temps sec sur un sol sec, sans quoi le sol et les semences pourraient adhérer au rouleau... L’ensemencement diffère quelque peu selon la topographie du site et selon la texture du sol... Les taux d’ensemencement pour l’implantation d’une prairie sauvage diffèrent de ceux recommandés pour les mélanges à gazon et les mélanges de couvre-sol. De plus, ils varient en fonction du type de mélange et de l’habitat de 40 à 250 kg à l’hectare... Ensemencement sur un terrain plat ou avec une faible pente Pour un site plat ou avec une faible pente, l’ensemencement peut s’effectuer dès la fin des travaux de préparation du sol soit au printemps après le dégel ou à l’automne, de septembre jusqu’à ce que le sol gèle. Sur un terrain de moins d’un hectare ensemencer à la main ou avec un épandeur mécanique manoeuvré à la main. Ensuite, incorporer immédiatement la graine dans le sol au râteau et compacter le sol... Si l’ensemencement se réalise avec l’épandeur mécanique tracté, ensemencer lorsque le dernier traitement pour la préparation de votre sol sera terminé. Parcourir le site à deux reprises dans des directions perpendiculaires, en utilisant une moitié du mélange de semence et de matière inerte pour chaque direction. Après l’ensemencement, incorporer immédiatement la graine dans le sol au r‚teau ou à la machine et compacter le sol... Pour un ensemencement à l’automne, la plantation d’une plante abri à croissance rapide dont la germination se produit à l’automne préviendra l’érosion durant l’hiver ... Ensemencement sur terrain avec une forte pente Pour un site avec une forte pente, il est préférable d’ensemencer immédiatement après les travaux de préparation du sol. Les risques d’érosion s’accroissent si le sol est à nu. Ainsi, il est souhaitable que les travaux de préparation se terminent au printemps. Si les travaux se terminent à l’automne et que l’ensemencement est prévu qu’au printemps seulement, un couvert temporaire devra être ensemencé... Si la pente du site est de plus de 45 degrés ou que la manoeuvre de la machinerie s’avère difficile, l’ensemencement hydraulique est la méthode la plus pratique pour l’ensemencement. Le paillis présente plusieurs avantages sur un terrain en pente. Sur un sol fraîchement ensemencé, le paillis conserve l’humidité et réduit l’érosion du sol. Il faut s’assurer toutefois que le paillis soit biodégradable, non toxique et exempt de mauvaises herbes. Nous recommandons les paillis commerciaux à base de cellulose. Il est fortement conseillé de semer une plante abri à croissance rapide dans un sol en pente. Cela permet de stabiliser le sol du site en pente pour contrer l’érosion... Dans un site en pente, il peut arriver que les conditions hydriques soient différentes en bas, au milieu et en haut de la pente. Dans cette situation, pour obtenir de meilleurs résultats, il est recommandé de choisir un mélange différent pour chaque section de façon à associer les espèces les mieux adaptées aux conditions présentes dans le sol. Étape 3 : Entretien Il ne faut pas s’attendre à obtenir un beau champ fleuri durant la première année de croissance. La floraison de la majorité des espèces ensemencées prendra plusieurs années. Au début, les plantes indigènes ne mesureront que quelques centimètres. Elles établissent leur système racinaire afin de survivre aux conditions de sécheresse, de vent et de broutage auxquelles est soumise une prairie. La croissance de la partie aérienne de la plante s’observera davantage durant la seconde année suivant l’ensemencement. Mais ce n’est qu’à la troisième année que la plupart des plants fleuriront. À ce moment, les mauvaises herbes devraient être moins abondantes et devraient disparaître au cours des prochaines années. L’implantation d’une prairie requiert donc de la patience. Pour une prairie en santé, prévoir de 5 à 10 ans. Toutefois, le succès repose sur un bon arrosage dans les premiers mois suivant l’ensemencement et sur le contrôle des mauvaises herbes pendant les trois premières années. Irrigation Pour une germination optimale, il vaut mieux arroser légèrement, mais fréquemment. Rien ne sert d'arroser en profondeur, car il n'y a pas encore de racines dans le sol pour profiter de cette eau et cela risquerait même de lessiver une partie des semences particulièrement si le sol est en pente. S'il pleut à tous les cinq à 6 jours cela devraitêtre suffisant. La période sans pluie peut même s'étirer davantage si le temps est frais et couvert... Première année La notion de contrôle est bien importante. En effet, il s'agit davantage de minimiser l'impact des mauvaises herbes plutôt que de complètement les éliminer... Deuxième année... Troisième année et années subséquentes... Ce ne sont là que les grandes lignes de ce nouveau document technique. Le nouveau devis sera disponible d’ici peu et nous vous en aviserons dès qu’il sera en ligne. À bientôt