BLOGUE DÉTAIL

11 nov. 2013

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La précaution est toujours de mise...

Un peu de tout

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Lors de la plus récente Expo FIHOQ de novembre dernier, nous avons été approchés par le représentant d'une entreprise bien connue qui nous a présenté son plus récent catalogue de bulbes contenant notamment des trilles. Après quelques questions, le représentant nous expliqua sans ambages que les trilles en question n'étaient pas produits en pépinière, mais bel et bien prélevés en pleine nature quelque part aux États-Unis. Ce n'était pas l'occasion de créer de remous, mais nous nous sommes dits que ce charmant représentant ne savait pas exactement qui nous étions et ignorait vraisemblablement notre mission! Quoi qu'il en soit, il apparait clair que malgré l'existence d'une loi provinciale qui interdit le prélèvement de 9 espèces à des fins de commerce, il n'est malheureusement pas possible d'empêcher le commerce de plants prélevés provenant de populations naturelles d'Ontario, des États-Unis ou d'ailleurs... Cela signifie que des trilles prélevés en pleine nature se retrouvent encore dans les jardineries et chez les grossistes. Notre recommandation: si l'environnement vous tient à coeur, renseignez-vous sur l'origine des plants que vous souhaitez acheter et exigez une garantie écrite de votre fournisseur à cet effet... Au Québec, 9 espèces sont protégées, car elles sont vulnérables à la récolte. En plus du trille blanc, ce sont: Adiantum pedatum Asarum canadense Cardamine diphylla Cardamine maxima Lilium canadense Matteuccia struthiopteris Sanguinaria canadensis Uvularia grandiflora Depuis toujours, chez Indigo, nous certifions que nos plants sont produits en pépinière et ne proviennent jamais de prélèvement en pleine nature. Même lorsque des sites naturels sont voués à la destruction et que des plantes seront malheureusement détruites, nous refusons de les prélever pour les mettre en marché. Nous pensons qu'il existe d'autres façon de sauver ces plantes que par la commercialisation (groupe de citoyens, organismes à vocation environnementale, etc.) et l'existence de plants prélevés sur le marché ne viendrait que brouiller les cartes de la provenance des plantes. Pensons-y bien...