Le 1er février dernier se tenait à l’Université Laval de Québec un colloque portant sur la culture des plantes indigènes en milieu forestier. Cet événement, organisé par la faculté des sciences et de génie, la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de même que par l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels, a bien entendu attiré notre attention. Voici ce que nous en avons retenu.
L’agroforesterie consiste à produire en forêt des espèces de strates inférieures, herbacées ou arbustives. En cultivant des espèces nécessitant des conditions d’ombre naturellement présentes dans ces milieux, on évite ainsi d’avoir recours à des cultures sous ombrières qui sont plus onéreuses. En Amérique du Nord, cette pratique est relativement récente mais procure divers produits végétaux dont des plantes médicinales, des champignons, des plantes ornementales, des petits fruits, des noix et certains produits pour la fleuristerie.
Actuellement, les cultures que l’on recense sont principalement localisées aux États-Unis, en Colombie-Britannique et en Ontario. Les espèces récoltées sont surtout destinées au marché pharmaceutique et au marché alimentaire. Depuis un certain nombre d’années, de plus en plus de projets d’agroforesterie ont vu le jour au Québec. Les scientifiques ainsi que les organismes de développement régional sont intéressés à développer la culture des plantes herbacées médicinales et ornementales et se penchent sur les meilleures techniques à adopter pour faire de ce désir une réalité viable.
Des expériences ont été menées sur la culture de plusieurs espèces indigènes. Asarum canadense, Caulophyllum thalictroides, Sanguinaria canadensis, Adiantum pedatum, Erythronium americanum, Matteucia stuthiopteris et Trillium grandiflorum font partie des espèces étudiées. Les chercheurs avancent avec raison que la culture des espèces à croissance lente dans des sous-bois d’érablière peut constituer une source d’approvisionnement pour les espèces dont les populations naturelles sont protégées. D’ailleurs, c’est le cas de plusieurs des espèces étudiées (voir à ce sujet le site du Gouvernement portant sur les espèces menacées ou vulnérables : MDEVP ). Ces cultures peuvent également représenter un gain supplémentaire intéressant pour les propriétaires de lots boisés.
Pour mettre en place des parcelles de culture, les chercheurs recommandent de procéder essentiellement par semis ou par boutures (dans les cas où cela ne met pas les populations naturelles en danger). Nous pensons qu’il est également possible de procéder à la plantation de jeunes plants produits en pépinière ou à la mise en place de semences prégermées disponibles sur commande spéciale chez Indigo. La plantation de plants en pots apparaît comme une option moins rentable pour ce genre de culture, mais l’utilisation de ces produits est certes moins coûteuse et offre des résultats plus efficaces et plus rapides.
Si vous êtes intéressés par la mise en place de telles parcelles pour les espèces suivantes, nous pouvons certainement vous aider.
Asarum canadense
Sanguinaria candensis
Adiantum pedatum
Matteucia stuthiopteris
Trillium grandiflorum
N’hésitez pas à nous contacter.
Bon printemps!